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Célébration de la journée mondiale du rein"Diabète et rein, agir maintenant ou payer chèrement demain", tel est le thème de la journée mondiale du rein célébrée le 11 mars. L'objectif étant de sensibiliser l’opinion, les pouvoirs publics, ainsi que les professionnels de la santé sur l’impact des maladies rénales pour la santé publique, la prévention de l’insuffisance rénale chronique et son traitement par la dialyse et la greffe.
La décision de consacrer au rein toute une journée revient à la Société internationale de néphrologie et à la Fédération internationale des fondations du rein. Organe permettant l'élaboration et l'excrétion de l'urine, le rein constitue un organe vital du corps humain. Son rôle est de purifier le sang, éliminant les déchets qui proviennent du fonctionnement de l’organisme et maintenir l'équilibre chimique du sang.
Le but est d’édifier la communauté internationale sur la survenue fréquente des maladies des reins, leur gravité ; le poids de leur prise en charge au stade avancé et surtout sur la possibilité d'en assurer la prévention, de les traiter efficacement à moindre coût en cas de diagnostic précoce. D’après les statistiques de la Fédération internationale des fondations du rein, 500 millions de personnes souffrent de maladies rénales à travers le monde. Si l’on n'y prend garde, 1 milliard de personnes pourraient être victimes de telles maladies d’ici 2025. En 2003, la Société internationale de néphrologie et la Fédération internationale de diabète, avaient lancé une campagne sur le thème "Diabète et atteinte rénale, il est temps d'agir ". Face à la montée de diabète du type 2 dans le monde, cette campagne visait à attirer l'attention des Gouvernements, des organisations de santé, des prestataires des soins et du grand public, sur les problèmes posés par l'atteinte rénale secondaire au diabète en général et par l'insuffisance rénale chronique terminale en particulier. Selon les enquêtes, le 21ème siècle comporte l'environnement le plus diabétogène dans l'histoire de l'humanité. En 2007, le monde comptait 246 millions de diabétiques ; ce nombre pourrait atteindre 380 millions en 2025. Cette problématique du diabète dans le monde a été à la base de l'adoption à l'unanimité, en 2006 de la résolution 61/225 de l'Assemblée générale des Nations Unies qui a reconnu le diabète comme un problème international de santé publique et décrété une journée pour le diabète sucré. Ainsi, le diabète rejoignait le VIH/SIDA dans le cercle très restreint des maladies jouissant de ce statut particulier. Aussi, pour la première fois, les Gouvernements admettaient qu'une maladie non transmissible pouvait représenter une menace sérieuse pour la santé du monde autant que les pathologies infectieuses comme le VIH/SIDA. Pour expliquer la flambée de diabète sucré dans le monde, plusieurs facteurs sont évoqués, notamment l'alimentation (régime trop riche en sucre, sel, et graisse, mais plus pauvre en fibres) ; le mode de vie (sédentarisme) et le vieillissement de la population. Entre 20 et 40% des diabétiques vont développer une maladie rénale chronique. Le diabète sucré est compté parmi les 3 premières causes de la maladie rénale chronique, à côté de l'hypertension artérielle et les atteintes glomérulaires (maladie de la partie qui filtre le sang dans le rein). Pour assurer le bien-être de leurs populations, les pays en développement doivent mener la lutte contre la maladie sur deux fronts. Il s’agit de lutter d'une part contre les maladies transmissibles ou infectieuses comme le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose, et d'autre part contre les maladies non transmissibles comme le diabète sucré, l'hypertension artérielle. Jeudi 11 Mars 2010 - 14:46
Rosalie Rogevna Guielle
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